La typologie des pièces en or

La typologie des pièces en or

Il est difficile de passer outre les catégories de pièces en or les plus documentées que sont les pièces d’investissement et pièces de collection. Pourtant, il existe une autre nomenclature qui passe plus inaperçue, il s’agit de la typologie qui recouvre les pièces en or et d’autres pièces souvent considérées comme telles alors qu’il n’en est rien.

Ainsi, comment faire la différence entre une pièce et une médaille ou entre un jeton et une pièce ? Suivez le guide !

Les pièces en or d’investissement

Impossible d’approcher cette classification sans aborder le sujet des pièces d’investissement, qui font probablement partie des plus réputées ? Il s’agit des pièces de 20 Francs Napoléon, 20 Francs Suisse, Krugerrand ou 50 pesos. Elles sont définies à l’article 298 sexdecies du Code général des impôts qui dispose qu’elles doivent avoir été émises après 1800, bénéficier ou avoir bénéficié d’un cours légal dans leur pays d’origine et être caractérisées par un titre de pureté supérieur à 900/1000e.

On peut citer bien d’autres exemples de pièces d’investissement dont la célèbre 20 dollars or américaine ou la Philharmonique autrichienne sans oublier le souverain britannique. Ces pièces jouissent d’un avantage non négligeable : la prime, il s’agit de la différence entre leur valeur intrinsèque (leur poids en métal précieux) et le prix auquel elles vont être négociées sur le marché. Cette prime permet une double spéculation, la première sur les variations des cours de l’or et la seconde concerne les fluctuations de la prime en fonction de l’offre et de la demande qui caractérise la pièce.

Les pièces en or de collection

Les pièces de collection sont caractérisées par une rareté objective, elles bénéficient elles aussi d’une prime, généralement plus élevée que celles qui caractérisent les pièces d’investissement. Ainsi, la prime peut atteindre jusqu’à 80% de la valeur intrinsèque de la pièce, c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît. Elles ne sont pas assujetties à la TVA comme peuvent l’être certaines pièces en argent. Leur particularité, qui les différencie immédiatement des pièces d’investissement est qu’elles doivent obligatoirement avoir été émises avant 1800, sans quoi elles seraient justement considérées comme pièces d’investissement.

Le cas des médailles

Il est courant pour les néophytes comme pour des acheteurs plus confirmés de confondre pièce en or et médaille. En effet, elles partagent de nombreux points communs dont la taille, le poids, le métal précieux et la plupart du temps, ce qui peut être considéré comme une effigie.

Pourtant, la médaille est souvent dépourvue de valeur faciale mais plusieurs pièces en sont également dépourvues, dont l’emblématique Krugerrand sud-africain. Leur seule particularité est de généralement de commémorer un événement particulier, un individu, un lieu ou une fête religieuse. Elle peut aussi être offerte en guise de remerciement.

Le cas particulier des jetons

Là encore, on peut être amené à se tromper car le jeton présente de nombreuses similitudes avec une pièce en or. Excepté le fait qu’il ne donne pas à voir de valeur faciale et ne bénéficie pas d’un cours légal. En revanche, ce n’est pas pour autant qu’il ne peut pas être utilisé dans le cadre d’un investissement. Sa gravure peut être confondue avec une effigie mais à l’inverse de la médaille, il n’est pas émis en vue de commémorer quoi que ce soit. Pour autant, le jeton n’aura pas forcément la forme d’une pièce et peut revêtir des formes plus variées, telles que le losange, le rectangle, le carré, etc. Il est utilisé en tant que substitut à la monnaie et peut être échangé contre un bien particulier.

Fiscalité

Etant par essence, différents des pièces en or les médailles et jetons ne seront pas assujetties à la taxe sur les métaux précieux et à la plus-value comme peuvent l’être les pièces d’investissement et pièces de collection.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *